Scanner 3D : Comment choisir son scan 3D et maximiser son investissement ?
Une technologie de plus en plus mature, une offre de scanners 3D de plus en plus large…Face à la démocratisation du scan 3D et aux multiples options disponibles, il est essentiel de bien comprendre les différentes typologies de scanners et leurs implications avant d’investir. Cet article et vidéo a pour vocation de vous guider à travers les principaux critères de choix et les aspects financiers à prendre en compte.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter un scanner 3D
Visionnez la vidéo de notre dernier webinaire Scanny avec notre invité, Capture Solutions.
Les deux grandes technologies de scanners 3D pour le bâtiment et l’industrie
📌 Le scanner 3D statique
Installé sur un trépied, il offre une grande précision, une haute résolution d’image et une fiabilité accrue, particulièrement adapté pour les relevés à petites échelles. Il existe plusieurs modèles proposant différentes vitesses d’acquisition, de portée, de taille et de poids ainsi que des tarifs allant de 25 000 euros à +50 000 euros. Il est parfait pour des applications nécessitant un haut niveau de précision, de détails et de consolidation des données.
🚀 Le scanner 3D dynamique
Après avoir fait ses preuves sur un trépied, le scanner laser 3D pour le bâtiment est devenu mobile et de plus en plus compact au fur et à mesure des années. Flexible, il peut être porté à la main, monté sur un sac à dos, un véhicule, un drone ou même un robot. Il permet une acquisition de données plus rapide et productive, au détriment parfois de la précision. Idéal pour scanner rapidement de grands espaces extérieurs ou des environnements intérieurs complexes.
Les critères à étudier avant de choisir son scanner 3D :
Portée
Vitesse d’acquisition, Résolution et Précision
Chaîne de travail : de l’acquisition à l’import des données votre logiciel métier
Taille du projet et temps à allouer
Budget
Services client du fournisseur (formation, support, SAV…)
Le choix entre ces technologies dépend donc de vos besoins : scanner pour de la capture 3D en intérieur ou en extérieur ? Sur de longues distances ? Dans des environnements contraignants (poussière, humidité, etc.) ? L’important est de trouver le bon équilibre entre vitesse, portée et précision, sans oublier la question du coût.
Le LiDAR des smartphones : une alternative crédible ?
Les derniers iPhones et iPads d’Apple intègrent des capteurs LiDAR permettant de scanner des pièces et de générer des nuages de points à l’instar des scanners laser.. Bien que ces capteurs soient performants pour des usages pour des particuliers ou à petite échelle combinés à des applications grand public comme Polycam, ils restent largement moins précis et fiables que des scanners professionnels.
Cependant, les données issues du LiDAR de votre téléphone ou iPAD peuvent être aussi utilisées comme complément à un scanner 3D professionnel, particulièrement si votre scanner 3D est utilisé sur le terrain avec un iPAD ou iPhone comme avec le Leica BLK360. Le nuage de points généré avec le capteur Apple pourra s’insérer dans le nuage de points global et permettra ainsi de combler certaines zones inaccessibles. En intégrant ces données dans un projet global, ils enrichissent donc la collecte d’informations sans nuire à la précision du relevé.
Le retour sur investissement : quels éléments prendre en compte ?
Un scanner 3D peut être rentabilisé rapidement, notamment en évitant des allers-retours sur site à cause d’oublis de mesures. Chaque déplacement économisé représente un gain conséquent de temps et d’argent.
D’autres bénéfices sont à prendre en compte dans le calcul du ROI :
✔ Gain de productivité : relevés plus rapides, réduction des erreurs, meilleure précision.
✔ Visibilité accrue : mise en avant de l’organisation avec une technologie moderne auprès des clients et des futurs employés, avantage concurrentiel.
✔ Nouveaux marchés : possibilité d’élargir son offre et d’accéder à de nouveaux projets.
Les coûts cachés du scan 3D
L’achat d’un scanner ne se limite pas au prix d’achat du matériel. Voici les autres coûts à anticiper pour votre calcul de ROI :
La formation : en fonction du niveau d’expérience, elle dure généralement 2 jours, avec parfois un accompagnement à distance pour perfectionner ses compétences dans la durée.
L’informatique : un PC performant est indispensable, surtout pour manipuler des nuages de points volumineux. Les PC utilisés pour des logiciels de 3D sont déjà configurés pour accueillir des nuages de points.
Le stockage : les fichiers 3D sont très lourds. Il faut prévoir un stockage adéquat sur disque dur externe, NAS ou Cloud.
Les logiciels métier : la partie logicielle est cruciale pour exploiter pleinement les données du scanner. Les logiciels les plus courants permettant de générer des plans, ou des maquettes numériques sont AutoCAD, ArchiCAD, Allplan…
Service Client : un distributeur spécialisé vous proposera souvent un accompagnement (Hotline…) et des services associés pour maximiser votre productivité. Bien que recommandé, le service client est à prendre en compte dans sa structure de coûts.
La maintenance du matériel et des logiciels : comme pour votre voiture, vous devrez prendre en compte le contrôle ou la maintenance de votre matériel. Votre distributeur doit être en mesure de vous proposer un accompagnement pour contrôler votre matériel (performances et précision) en cas d’utilisation fréquente et dans le temps. Aussi les logiciels ne cessent d’évoluer pour proposer de nouvelles fonctionnalités, corriger des bugs ou améliorer les performances des utilisateurs, passer à côté de ces dernières nouveautés seraient un manque à gagner.
Les imprévus : une casse ? un vol ? Attention aux aléas et pensez à contracter une assurance.
Acheter, louer ou externaliser : quelle solution choisir ?
L’accès à la technologie peut se faire de plusieurs manières :
Achat : la formule généralement choisie est le leasing de 3 à 5 ans.
Location ponctuelle : c’est une solution idéale pour des besoins occasionnels ou pour tester un équipement spécifique avant son achat.
Abonnement mensuel : les abonnements scanny proposent une alternative flexible pour les PME et les entrepreneurs souhaitant intégrer le scan 3D après une période de test.
Prestation externe : enfin, le premier pas avec la technologie de scan 3D peut aussi se faire grâce à l’externalisation de votre chantier à un prestataire de relevé 3D. Scanny vous accompagne avec son réseau de professionnels de relevés 3D dans toute la France.
Conclusion
Le choix d’un scanner 3D repose sur de nombreux critères tels que la précision, la vitesse, le budget et s’adaptent à vos propres applications spécifiques… Il est essentiel d’adopter une vision globale, en tenant compte de vos ressources et compétences existantes, de votre matériel, des logiciels métier que vous ou vos clients/partenaires utilisent, du stockage/partage de vos données et de la formation. Un accompagnement par des experts permet d’optimiser cet investissement et d’exploiter tout le potentiel du scan 3D dans son activité.